presentation voiles techniques livre de bord contacts liens
cliquez ici pour nous envoyer un e-mail
Ci-dessous :

Le(s) prochain(s) rendez-vous "à thème" de la Voilerie du Bassin :
 ..../...

Les dossiers de la Voilerie du Bassin :

. Les lettres d'information de la Voilerie du Bassin

. Entretenir ses voiles

. Manœuvre et réglage d'une voile au tiers

. Comment trouver un équipier idéal

. Observer  analyser et comprendre vos réglages

 Pour vous abonner à la lettre d'information de la Voilerie du Bassin :

        - cliquer ici -

Les lettres d'informations<-

Nos lettres sont éditées en format.PDF
Si vous n'avez pas encore installé le logiciel de lecture des fichiers au format.PDF, téléchargez le en cliquant sur ce lien : Visionneuse Acrobat Reader (gratuit) 

Avec certaines versions d'Acrobat Reader, il faut démarrer ce logiciel de lecture avant de cliquer sur le lien, pour pouvoir charger et lire le fichier .PDF dans la fenêtre ouverte par Acrobat Reader.
 Cliquez sur les liens vers nos lettres d'informations  ci-dessous :

Le spi (lettre n°1)

La trinquette (lettre n°2)

Les prix des tissus (lettre n°3)

Nouveaux concepts (lettre n°4)

Résultats (lettre n°4 suite)

Saison 2007 à la Voilerie (lettre n°5)

> retour en haut du menu <

 

Entretenir ses voiles<-

Rincer aussi souvent que possible, ne pas compter sur la pluie.
Eviter de laisser fasseyer la voile, et la stocker dans un endroit sec et propre. Il est préférable de les rouler, et c'est même obligatoire pour les composites. Pour les faire réviser, nous les apporter rincées, de préférence après la saison.

 

> retour en haut du menu <

Textes Chantal Boussac
et de Pierre Rafaël,
Aquarelles Dominik Jarlegant

paru dans bateaux bois magazine décembre 98

 

 

 

 









































 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Manœuvre et réglage d'une voile au tiers <-

Ici sur une embarcation traditionnelle des ostréiculteurs du Bassin d'Arcachon, la pinassotte.

La voile au tiers se retrouve sur de nombreux bateaux de travail, bisquines, chaloupes, lougres, etc... Ce gréement puissant se situe historiquement entre les barques à voiles carrées et les "modernes" gréements à cornes. Son point de drisse vient au tiers de la vergue, d'où son nom. Je vous présente ci-dessous les subtilités de ce gréement simple, mais dont l'efficacité a toujours de quoi nous surprendre.

La voile au tiers à gambeyer*
La voile au tiers est portée par une vergue dans sa partie haute. Cet espar est lui-même tenu par un point fixe, situé environ à 1/3 de l'avant, et hissé par le rocambeau sur le mât. Le mât, sans haubans, est tenu par la drisse mise du côté au vent.

*gambeyer consiste à faire passer la vergue " à la bonne main", de l'autre côté du mât.

Lignes d'efforts de la voile
Le tissu est formé de fils qui s'entrecroisent. Les méthodes de tissage de nos tissus actuels les rendent plus performants dans la trame (largeur du tissu).
On nomme certains d'entre eux : Équilibrés.
Dans le cas d'une voile au tiers, les lignes d'efforts les plus grandes sont dans la chute et les 4 points radiants. Si nous plaçons des laizes verticales comme cela se faisait avec les voiles coton, c'est la chaîne et le biais qui sont le plus sollicités. Le choix d'un tissu équilibré est souhaité, mais du fait de sa difficulté à l'obtenir dans les gros grammages, on peut préférer une coupe horizontale, certes moins traditionnelle.



Le cintre longitudinal "tire le tissu" vers le point de déformation de l'espar. Le profil de la voile se déforme en "S" (2). Le guidant et la chute sont détendus, ils tombent sous le vent. Cette déformation n'est pas souhaitable, mais quelquefois inévitable. On peut y remédier en préférant les garcettes individuelles, ajustées en conséquence. Ainsi, le rond de vergue, insuffisant, et son cintre, trop important, s'harmoniseront (3).

La position de l'ancrage, sur la vergue, est très importante. La généralité, c'est le 1/3 avant. L'expérience nous dit que l'apiquage maximum est bon pour le près, mais peu s'avérer un handicap majeur au portant, du fait de son instabilité.

L'apiquage recule la voilure, donne de l'allongement, présente le guidant avec un angle d'incidence plus fin au vent. Cela donne aussi une voile plus vrillée, hélicoïdale, en gardant un soutien de chute ; des facteurs intéressants au près. Bien sûr, c'est la forme de la carène et ses aptitudes à remonter le vent, qui nous pousseront à adapter l'apiquage qui convient.

>retour au début de l'article<

Le mât
Il sera bien sûr en bois et de bonne qualité : il importe qu'il soit léger et raide. On obtient de très bons résultats avec les mâts creux de Marc à Gujan-Mestras. Mais le meilleur mât, mal utilisé, ne pourra pas faire de miracles.
C'est une question d'équilibre. Dans le cas de la drisse fixée au vent, trop d'angle le fait cintrer "en banane". Le pire, ce sont les coups qu'il reçoit par l'élasticité de l'ensemble, ajoutés à une force de rotation.



La drisse la moins élastique possible est souhaitable. On fixe un tolet (tige de bois de 15 cm de long ~), par des demi-clefs, au niveau du rocambeau (cercle équipé d'un crochet pour hisser la vergue). La voile est hissée en laissant choquer les autres points. Le tolet vient en butée contre le réa du mât, c'est un bon "truc" pour étarquer à fond la drisse. Puis on tend dans l'ordre l'amure puis l'écoute. Établie de cette manière, la drisse maintient bien le mât.
On prendra soin de bien diriger la sortie du réa, dans le même plan que le point d'ancrage de la drisse, pour éviter l'effet pervers des forces de rotation sur le mât.
Ce fier espar peut déverser sous le vent, ce qui n'est pas souhaitable. Ce dévers amène la vergue en rotation, la détend et abaisse le point de drisse. Cette rotation s'oriente vers le vent, diminuant l'angle d'incidence. Les flux d'air tangents viennent aussitôt sur l'extrados (partie extérieure et convexe de la voile), donnant plus de traînée et moins de portance. Sur les pinassotes d'Arcachon, le mât est incliné au vent par un astucieux système de pied, doté d'une pointe métallique, permettant de modifier l'inclinaison en le faisant pivoter.

Conception: voile creuse ou plate, angle d'incidence ?
a) Le profil ayant son creux au milieu, a le meilleur rapport portance/traînée. Son angle d'attaque (d'incidence) faible est plus performant avec un vent stable.
b) Le profil a le même creux, sa tangente d'attaque est plus importante. Cela donnera un angle de remontée au vent plus faible, mais plus de tolérance au flux d'air instable.
c) Le profil avec creux plus important, est plus puissant, mais sa capacité à remonter au vent est plus faible. Son choix se fera en fonction de la carène. Pour la voile au tiers seule, l'importance du creux prédomine sur son emplacement. Une voile fine permet de serrer le vent avec moins de traînée, elle est mieux adaptée aux carènes longues et étroites.

Plus l'angle d'incidence voile/vent est faible, meilleure est la sensation de cap, au détriment de la puissance.
Plus le décalage entre le profil haut et le profil bas est important, plus la voile est vrillée et perd de sa puissance dans les hauts.

Au près
La voile, correctement hissée et étarquée, tend la chute et la bordure au point de tire unique, le point d'écoute. Le point d'amure et le point de drisse dépendent de cela. Ce dernier matérialisé par une estrope sur la vergue, se trouve en général légèrement en arrière du tiers vrai. Une deuxième estrope, placée à 10 cm de la première, permettra un deuxième réglage pour apiquer plus ou moins la vergue.
Le barreur sentira si la bateau est bien équilibré, trop ardent ou trop mou, s'il marche aussi bien que le voisin en vitesse et cap. Une voile bien établie permet au bateau de marcher au près sans donner d'angle et d'efforts à la barre. Lorsqu'il y a excès de puissance, on la soulage en relevant un peu de dérive. L'assiette du bateau doit être conservée à plat par rappel ou une prise de ris, si on est encore en excès de puissance.



Au portant

Ne jamais oublier qu'au portant tout excès est préjudiciable. Cette voilure n'est pas très stable à cette allure, elle a tendance à fermer, ballotter, et nuire à l'équilibre. La performance se perd dans le désordre. La voile devient moins contrôlable, car l'écoute prend le même chemin qu'au près et la chute est trop ouverte.
Pour obtenir une sorte de barber, il suffira de passer l'écoute plus en avant par un tolet.
Le tangon de nos pinassotes d'Arcachon est souvent un mât de planche à voile, dont une extrémité est pourvue d'une fourche de bois ou d'une dame de nage, suivant l'inspiration. Cet espar, un peu moins traditionnel, est devenu tellement performant par sa légèreté qu'on lui pardonne sa composition.
Au portant, une légère contre-gîte stabilise le bateau, car le centre de voilure se trouve plus proche du centre de gravité. Comme en dériveur, on se reculera dans la brise pour soulager l'étrave et on relèvera la dérive.


Nous vous invitons à retrouver les plaisirs de ce gréement généreux et toujours d'actualité.

    Chantal


article paru dans "Bateaux Bois Magazine" Janvier 99

> retour en haut du menu <

Textes de Chantal Boussac Observer analyser comprendre vos réglages<-

Impossible de recevoir et d’utiliser des
« recettes » sans savoir :

- observer - sentir - analyser - comprendre

- Pour observer : il ne faut pas faire,
- pour sentir : il faut faire,
- pour analyser : il faut avoir fait les deux.

Ex : Un barreur qui crie après son n°1, celui-ci est un peu long à placer son tangon. Est-ce de la faute du n°2 qui n’a pas choqué assez de bras, de hale-bas ou est-ce le barreur qui a donné une mauvaise trajectoire au bateau ?

Un régleur de spi qui crie après son barreur, car celui-ci ne tient pas le bateau au largue par rapport aux adversaires. Est-ce la faute d’un barber trop pris sous le vent ou trop de hale-bas de bôme ou un manque de rappel ?

1°) Donc, pour développer les 3 fonctions du «bon régleur», il ne faut pas hésiter à passer par tous les postes.

2°) Pour réussir l’harmonie de tous les paramètres :

- il faut bien sûr avoir un bateau bien préparé,
- savoir motiver son équipage, cela passe par la confiance, la tolérance…
- savoir composer et placer ses objectifs sagement.

Petit problème :

Si pour un vent donné,

- j’ai une mer plate ou formée,
- je suis avec ou contre le courant,
- j’ai un 8 MJ ou un 8m habitable croisière,
- des voiles kevlar ou un bon vieux dacron...

Si avec toutes ces variantes le vent tourne, présentant un flux hélicoïdal plus prononcé sur un bord que de l’autre….

NON ! Vraiment, je ne peux pas vous donner des recettes…

Mais quand même :

a) Le travail de la chute d’une voile est primordial : trop fermée, elle bloque le bateau ; trop ouverte, perte de puissance.

Une attaque trop fine décroche, trop creuse, n’aide pas au cap.

Mais dans une mer formée, il est évident qu’il vaut mieux avoir une attaque puissante et une chute plus tolérante. Donc à vous d’essayer jusqu’à l’harmonie, en fonction de votre carène.

b) Trop souvent oubliée «l’assiette», pas celle pour manger, mais celle, longitudinale et latérale de votre bateau. De bons réglages n’apportent rien si vous avez les poids mal répartis, qu’ils soient fixes ou mobiles, la connaissance de votre carène compte.

c) Le réglage du mât, le casse tête n°1 :

Prendre un cahier et tout noter, la quête, les tensions des haubans.

Aller se comparer sur l’eau avec un bateau identique au vôtre. Si d’une manière générale, vous avez des points forts au près ou au portant, vous avez déjà une base de votre réglage longitudinal. Pour améliorer le point faible, venez en parler à votre voilier. Si vous êtes en dessous sur tous les cas de figures, il y a du travail.

Voilà ! peu de recettes dans cette rubrique, il y a tellement de gens qui ont traité le sujet que ce serait les plagier.

Je ne peux que vous le répéter, le petit cahier de votre bateau, l’unique, où vous aurez créé «vos recettes» parce que vous aurez

- observé – senti – analysé –

Donc, bonnes notes…..

PS : dans la partie – analyse -, j’aime bien les dessins sur la nappe de papier qu’on échange lors des discussions de fin de repas, entre voileux…

> retour en haut du menu <

copyright Voilerie du bassin 2002 © - tous droits réservés.

 

retour à la page d'accueil de la voilerie